A travers la vie des illustres personnages qui ont habité le château des Moyeux, nous allons vous présenter, mois après mois, des fragments de l’histoire de France et des récits inédits, illustrés par des documents d’époque.

Ce mois-ci…
Voyage au temps d’Elénonore Vergeot ou comment une fille d’ouvrier entra dans l’histoire.
Acte I

Née en 1820 au sein d’une vieille famille du pays hamois, fille d’un artisan sabotier, Eléonore Vergeot partage la vie laborieuse des gens du Nord durant toute son enfance. A l’approche de ses vingt ans, elle est devenue une très belle jeune fille au physique agréable et élancée.

Et comme il était de coutume à l’époque, elle alla travailler dans les familles bourgeoises de la région, vraisemblablement pour repasser leur linge. C’est d’ailleurs peut-être de là que lui vient l’appellation de la « Belle Sabotière », en rapport avec la forme des fers à repasser de cette période.

Au crépuscule de l’année 1840, les jeunes gens de Ham avaient pris l’habitude de se donner rendez-vous sur l’esplanade du fort. La présence d’un beau prince aventurier, détenu à la prison
du fort, aiguisait la curiosité des jeunes filles. Eléonore aimait s’y balader, au bras de Pierre, ce prétendant pour qui elle sentait ses sentiments grandir. Mais ce qui la préoccupait avant tout, c’était de trouver un emploi et de ne plus être à la charge de ses parents. En 1841, elle est engagée pour travailler à la forteresse prison de Ham, où l’entretien du linge lui ait tout d’abord confié puis, très rapidement, le portage des repas aux détenus. Le prince la remarqua tout de suite et fit en sorte qu’elle puisse le visiter régulièrement, pour raccomoder son linge. Il lui fit alors comprendre rapidement que la situation de son linge était très secondaire et qu’il nourrissait pour elle des sentiments profonds.

Ainsi commença un des plus beaux (et discrets) romans d’amour qui soit dans l’histoire de la vie de nos souverains …

Avez-vous reconnu l’identité du beau prince, « maître en l’art de séduire » ?


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